[Pratique] Apprenez à reconnaître la transe hypnotique grâce à la méthode R.E.S !

Source : L'internaute.com ©  AFP PHOTO/JOSEPH EID
Source : L’internaute.com
© AFP PHOTO/JOSEPH EID

Avant toute chose, je vous invite à me retrouver le 6 NOVEMBRE 2014, dès 17h30 à l’Université de Savoie de Chambéry, lors de l’évènement “Humain et Travail : Enjeux et évolution”, organisé par l’Association Manager Collaboratif Asso. Je dirigerai un atelier ayant pour objet “L’influence sociale au travail : comment améliorer ses relations professionnelles et son charisme social pour mieux collaborer au travail ?”

Retrouvez toutes les infos nécessaires à l’inscription (qui se fait en ligne sur le site de l’association) ici : 141007-Invit-Event-Univ-Savoie-Chambéry-MCA-6nov-Humain-Travail

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Vous commencez à apprendre l’hypnose, l’expérience vous manque, et vous décidez de vous adonnez à une petite expérience entre amis, pour progresser. Vous êtes justement invité(e) à une soirée, l’occasion idéale de vous exercer ! Le moment venu, vous réalisez une induction, vous prononcez le mot magique, et pouf ! Votre partenaire d’hypnose ferme les yeux. Mais à vrai dire, il ne s’écroule pas comme un vieil oreiller ramolli… impossible pour vous de savoir s’il est en transe !

Voilà une situation qui m’a été rapportée de nombreuses fois. La question de savoir reconnaître la transe est importante, déjà pour éviter de vous retrouver comme dans la situation énoncée ci-dessus, mais surtout pour savoir s’il faut l’approfondir. Eh oui, vous pouvez penser que votre induction a échoué tandis que la transe était tout simplement trop faible, et qu’il fallait juste l’approfondir.

Ainsi, la reconnaissance de la transe n’est pas une mince affaire, notamment de part le fait qu’elle peut être simulée. Il s’agit donc de faire preuve d’observation !
Mais tout d’abord, une petite définition.

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La transe hypnotique, ou le fouillis définitoire !

Transe, n.f. :

1. Inquiétude très vive, peur accompagnée d’angoisse à l’idée d’un danger proche / 2. Etat d’exaltation de quelqu’un qui est transporté hors de lui-même, hors du monde réel / 3. Etat modifié de conscience dans lequel entre les médiums lorsqu’ils communiquent avec les esprits. — Dictionnaire LAROUSSE.

La transe est une état second “ayant à la fois une dimension psychologique et une dimension sociale” — George LAPASSADE, La Transe.

Altération transitoire de la conscience de soi, avec baisse de la sensibilité aux stimulus, voire transport du sujet en dehors de lui–même et du monde réel, comportements automatiques et exaltation fréquente. — Psychologies.com

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Hypnose, n.f. :

Sommeil artificiel provoqué par la suggestion. — L’internaute.com

1. État de conscience particulier, entre la veille et le sommeil, provoqué par la suggestion. / 2. Ensemble des techniques permettant de provoquer un état d’hypnose, utilisées notamment au cours de certaines psychothérapies. — Dictionnaire LAROUSSE

“L’état hypnotique apparaît donc comme un état de conscience modifié,à la faveur duquel l’opérateur peut provoquer des distorsions au niveau de la volition, de la mémoire et des perceptions sensorielles en l’occurrence dans le traitement des informations algogènes” . – Léon CHERTOCK

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Voilà l’illustration même de la difficulté à définir la transe hypnotique. Non seulement les définitions concernant ses éléments constitutifs ne sont pas fixes, mais il n’existe aucune définition officielle, voire réelle, de la transe hypnotique. Nada. Le vide.
Les instituts et professionnels de l’hypnose qui s’y risquent prennent des gants, et n’arrivent, en général, qu’à donner une vague idée de ce à quoi la transe hypnotique pourrait s’apparenter.

Bien que l’exercice soit périlleux, je vais nonobstant m’y tenter humblement :
Il est difficile en réalité de distinguer l’hypnose de la transe hypnotique ; il est en effet délicat de vouloir définir l’un sans tomber inexorablement dans la définition de l’autre. Cela peut être dû au fait que ce serait des synonymes, après tout ?

Ce qui permet de définir la transe n’est pas réellement visible, c’est l’état hypnotique même, visible sur IRM. La transe ne s’identifie donc que par ses effets, appelés phénomènes hypnotiques, dont la palette est encore discutable (tous les effets ne font pas encore l’unanimité dans la définition de la transe). Pour moi, ils iront de la simple relaxation à la réponse directe à la suggestion, en passant par des effets automatiques non suggérés (engourdissements, lourdeurs, hypersensibilité, etc.).

Ainsi, pour faciliter la reconnaissance de la transe aux hypnotiseurs que vous devenez à grands pas, j’ai mis au point une technique très scolaire (ça ne pourra pas faire de mal à ceux qui demandent à être encadrés dans leur apprentissage) pour identifier en 3 points une transe hypnotique. Attention, “très scolaire” signifie clairement que vous pouvez vous en détacher, elle est utile à appliquer pour vous guider et pour vous rassurer, mais vous vous rendrez vite compte qu’avec l’expérience, vous reconnaîtrez une transe sans même y penser !

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La méthode du triptyque Réponse – Effets – Simulation (RES)

La méthode est simple, et se divise en éléments observables (en l’occurrence trois) : afin de reconnaître la transe, il vous est nécessaire d’attendre et d’observer les réponses volontaires des hypnotisés à vos suggestions et/ou questions ; il vous faut identifier les effets/phénomènes hypnotiques ; et si vous observez une transe, il vous faut savoir s’il y a simulation.

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La Réponse

Le principe est simple : lorsque vous émettez une demande, une suggestion, ou que vous posez directement une question (en thérapie notamment) à votre partenaire hypnotisé, il devra émettre une réponse volontaire (si transe il y a, bien entendu). Voici la typologie des réponses en fonction des demandes que vous pouvez créer :

Demande (suggestion)     ———————————————-      Action

Question directe (qui demande une réponse verbale)    ———–      Réponse directe

Question indirecte    —————————————————      Réponse indirecte (non-verbale)

La question indirecte est bien verbale, tout comme la question directe, mais j’entends par “question indirecte” celle qui attend toute réponse autre que verbale (un mouvement de pouce par exemple).

Voici quelques exemples (nous partons du principe que vous avez déjà exercé l’induction) :

Hypnotiseur : “Au compte de 3, vous allez levez les bras au ciel pour attraper le nuage”
L’hypnotisé lève les bras.

Hypnotiseur : “Te sens-tu dans un état de relaxation profonde ? Répond par oui ou par non.”
Hypnotisé : “Oui.”

Hypnotiseur : “Si tu es dans l’état d’hypnose comme nous l’avons préalablement défini, et comme tu l’as déjà ressenti, je te demanderai de lever le pouce gauche”.
L’hypnotisé lève le pouce gauche.

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C’est la manière la plus évidente de reconnaître la transe : soit vous demandez à l’hypnotisé s’il se sent en transe, soit vous lui donnez une suggestion afin de voir s’il réagit (si oui, alors il est a priori hypnotisé).

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Les effets hypnotiques

Les effets ou phénomènes hypnotiques sont un peu plus difficiles à identifier car ils ne sont pas tous une conséquence visible de l’hypnose. Voici les plus visibles (pour eux, la règles est simple : il vous suffit de simplement les observer pour identifier une transe) : fermeture des paupières, décontraction musculaire, relaxation, ralentissement du rythme respiratoire, et le rapport H:h (le partenaire ne répond qu’à l’hypnotiseur et éprouve des difficultés à se concentrer sur autre chose que ce qui est inclus dans la situation hypnotique)

Mais il existe aussi quelques phénomènes moins évidents à observer simplement, mais néanmoins identifiables grâce à des petits tests. Les principaux sont l’analgésie, l’amnésie, la forte suggestibilité intrahypnotique et posthypnotique, la paralysie et la modification sensorielleLa liste n’est pas exhaustive, bien entendu, mais elle constitue déjà une base solide. Pour chacun de ces effets donc, il existe un test identificateur. En voici, pour chaque effet précité, un exemple.

Analgésie : voici un exercice qui révèle une transe assez “profonde” (attention avec le sens de mot : les anesthésistes pratiquent des analgésies hypnotiques (et jamais d’anesthésies !!!) sur une personne qui a les yeux totalement ouverts et qui discutent avec eux), car l’analgésie n’est pas un phénomène facile à provoquer en spectacle, durant lesquels les transes ne suffisent que très rarement et sur une infime part des participants.
Néanmoins, un petit exercice assez simple et sans risque peut vous permettre de mesurer le niveau d’une transe : prenez une aiguille à coudre (désolé pour ceux qui auraient adoré jouer de la feuille de boucher), et piquez légèrement (pas la peine de faire saigner, soyons clairs) votre partenaire éveillé sur la surface de la main se situant à la jonction du pouce et de l’index. Selon sa sensibilité, il ressentira une plus ou moins petite douleur de piqûre. Demandez lui de considérer que cette douleur a une valeur de 5 sur une échelle de 1 à 10. Endormez-le. Une fois l’induction faite et la transe un peu approfondie, suggérer méthodiquement l’insensibilité de cette zone (suggestion que vous aurez préparé au préalable, bien entendu, pour vous assurer de son efficacité). Puis piquez une nouvelle fois avec la même force/délicatesse. Demandez enfin à votre partenaire de notez cette douleur sur l’échelle de 1 à 10 avec ses doigts ; une note inférieure à 5 étant une moindre douleur, et vice versa. Avec un peu de pratique et de bons partenaires, vous réussirez à engourdir la main de ces derniers.

Amnésie : Voici un phénomène connu de tous, hypnotiseurs comme hypnotisés, du fait de sa renommée dans le monde du spectacle. On y voit souvent, en effet, l’hypnotiseur faire oublier un chiffre à la personne hypnotisée, ou encore son propre prénom. Tout cela s’explique de manière scientifique, mais encore une fois, si l’on connait les méthodes pour arriver à de tels effets ainsi que les effets neurobiologiques en question, on en sait pas encore par quel phénomène cela se produit : lors de la transe, la suggestion d’oubli viendra suractiver le lobe préfrontal droit, empêchant ainsi son utilisation correcte. Un effet neurobiologique des plus puissants !
Pour vérifier cela, endormez votre ou vos partenaire(s) puis suggérez l’oubli d’un chiffre compris entre 3 et 10 (car si vous réveillez vos partenaires en comptant jusqu’à 3, il vaudra mieux pour vous et pour eux qu’ils n’aient pas oublié les trois premiers chiffres de système numérique). Expliquez leur qu’ils ont toujours appris à compter sans ce chiffre (ex : “vous oubliez le chiffre 7, le chiffre 7 a complètement disparu de votre mémoire ! Vous ne l’avez jamais connu, on vous a toujours appris à compter, par exemple jusqu’à 10, comme ceci : 1, 2, 3 ,4 ,5 ,6 ,8 ,9 ,10 !“). Réveillez-les et demander-leur de compter jusqu’à 10. L’effet est étonnant !
Vous trouverez un tas de moyen de rendre cet exercice amusant pour les hypnotisés comme pour le public sur internet notamment dans les vidéos proposées sur YouTube.

Forte suggestibilité : ici, rien dont vous ne vous doutiez pas déjà chers lecteurs et lectrices, toute réponse positive à une suggestion, qu’elle soit intra-hypnotique (les yeux fermés) ou post hypnotique (éveillé, les yeux ouverts) est signe de fonctionnement de la transe.  La grande difficulté est de savoir si les personnes qui répondent positivement à la suggestion simulent ou pas. Nous verrons cela en infra., dans la troisième partie du triptyque RES.

Paralysie : la paralysie est un effet très prisé ; il est évident puisque très apparent, il est amusant et assez impressionnant. Réussir à coller une personne au mur, au sol ou encore à une chaise relève de l’exploit pour le public, même s’il n’y a rien de plus simple pour l’hypnotiseur, puisque cela relève de la simple suggestibilité (il n’est pas besoin de provoquer une transe hypnotique). Considérant cela, cet exercice démontre, en général, plus la réceptivité du partenaire que la profondeur de sa transe, pour la simple raison qu’il y a rarement de transe pour cet exercice. Il est donc utile à reconnaitre la transe chez les personnes qui ne peuvent réaliser cet exercice par la simple suggestion.
Si une personne ne reste pas collée suite à la simple suggestion que vous lui avez faite, tentez le coup après l’avoir endormie. Mettez la personne sous induction, prononcez votre suggestion (qu’au réveil elle sera collée à son fauteuil, par exemple), réveillez-la et admirez ! Si la suggestion sous hypnose a fonctionné — tandis qu’elle ne fonctionnait pas à l’état d’éveil — vous pouvez être certain, presque à coup sûr, que la transe a fonctionné.

La modification sensorielle : voici un point délicat. La modification des sens, utilisons comme exemple le trucage du goût (vous faites passer un aliment pour un autre, et a priori, l’hypnotisé devrait sentir l’aliment imaginé et non l’aliment réel), n’est pas démontrée ; la seule chose que nous avons est la parole des hypnotisé(e)s qui précisent avoir goûté de la pomme alors qu’ils mangeaient de l’oignon. Je me souviens d’une soirée, dans laquelle j’avais demandé à une partenaire d’hypnose de manger des cuillères à soupe de moutarde forte car après tout, c’était la délicieuse confiture de framboise que faisait sa tante. Et c’était avec stupéfaction que je la regardais se goinfrer de cette confiture extra-forte ! Mais pour vous montrer ma confiance en cet effet, je ne me risquerai jamais à faire manger une cuillère à soupe de cannelle à un(e) hypnotisé(e) en la faisant passer pour du cacao en poudre… au fort risque de voir cet effet annihilé !

Vous me direz “oui, c’est bien beau tout cela, mais comment être certain(e) que notre ou nos partenaires ne simulent pas ?”… et c’est là toute la difficulté. Parlons-en dans la troisième et dernière partie de la méthode.

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La simulation

La simulation est l’action de faire semblant, de mimer les effets hypnotiques sans en ressentir réellement les effets. Il vous arrivera à tous, petits padawans de l’hypnose, d’être confronté à deux types de simulateur :

  • celui ou celle qui simule pour lui-même : il ou elle cherchera à simuler le mieux possible, pour son amusement personnel. Cette simulation est rarement détectable si la personne joue bien le jeu.
  • celui ou celle qui simule pour les autres : il s’agit d’un ou une imbécile qui ne sera sur scène que pour se faire mousser par ses amis, probablement aussi idiots que lui ou elle (oui, j’aime insulter les gens gratuitement). S’il est piètre comédien (ceux qui veulent faire les malins sont, volontairement, rarement subtils), vous vous en rendrez compte rapidement. Mais voilà, si notre ami abruti est bon acteur, vous risquez fort de ne rien voir, et de ne pouvoir faire la différence entre les véritables effets, une véritable manipulation et une simulation. Mais voyez le bon côté : si vous ne pouvez pas le voir vous, il y a fort à parier que le public ne le verra pas non-plus.

Et en ce cas, où est le problème ? La simulation non détectée n’est, dans notre propre réalité, pas de la simulation. Mieux encore, dans le cas où le simulateur le fait pour lui-même ou est un bon acteur :  il m’arrive souvent de laisser sur scène des personnes que je soupçonne simulatrices mais qui ne laissent rien paraitre ; pourquoi les empêcher de s’amuser si ces gens ne gênent pas le bon déroulement du spectacle ? Pour ensuite avoir la réputation de l’hypnotiseur qui vire les gens de scène sans raison apparente ? Donc, dans ce cas-ci, je vous conseille de laissez couler.

Mais si vous êtes dans le cas contraire ? Que votre simulateur préféré fait volontairement le mariole pour amuser la galerie ? Je vous invite vivement dans ce cas à être prudent… Certes, cette personne vous tape sur le système, mais vous ne pouvez pas vous permettre de passer pour un rabat-joie qui vire allègrement ses volontaires en rouspétant. Faites plutôt ceci : remerciez la personne simulatrice de sa participation et accompagnez-la jusqu’à la sortie de scène ; mieux, vous pouvez demander au public d’applaudir cette personne “pour ses démonstrations”, comme vous demanderiez (comme vous DEVEZ TOUJOURS demander, en fait) au public d’applaudir chaque participant qui sors de scène. Question de “savoir-vivre scénique”.

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Ainsi donc vous l’aurez compris, pour identifier correctement la transe hypnotique, vous devrez vous assurer de la réponse positive de la personne hypnotisée à l’hypnose, de l’observation d’effets hypnotiques, et de la sincérité de votre volontaire.

Ayant inventé cette méthode pour vous faciliter la tâche, j’espère qu’elle n’aura pas eu l’effet inverse : vous précipiter dans le brouillard ! N’hésitez pas à partager vos expériences en commentaire sur les articles concernant l’hypnose, cela enrichira toujours les articles ! Vous trouverez dorénavant une nouvelle page “Médias”, qui relaie les articles et évènements (en rapport avec le mentalisme) dans lesquels j’interviens. N’y voyez pas pour moi une manière d’afficher mes activités, mais plutôt de vous permettre d’être tenu au courant d’évènements comme celui dont j’ai parlé en supra. ou de la publication d’articles concernant le mentalisme autres que les miens.

J’espère vous retrouver le 6 novembre 2014 à Chambéry, 
bien à vous tous,

Hugo.

[Pratique] Apprenez à reconnaître la transe hypnotique grâce à la méthode R.E.S !

13 réflexions au sujet de « [Pratique] Apprenez à reconnaître la transe hypnotique grâce à la méthode R.E.S ! »

    1. Bien sûr Daamel !

      Il en existe beaucoup, c’est pourquoi je ne peux pas toutes les expliquer, et je t’invite à te procurer des livres qui pourraient t’éclairer sur le sujet. 🙂

      A bientôt
      Hugo

  1. Badjo dit :

    Bonjour,
    Je me suis confronté à une situation très embêtant.
    J’ai commencé une soirée d’hypnose par 3 sujets en transe profonde. Oui j’ai eu un peu de changer sur le choix des sujets.
    Même si il devait y avoir un peu d’effet placebo pour les deux suivant.

    Je suis passé sur un 4 eme sujets que je soupçonnais réelement de simuler. C’est plutôt gênant quand je lui disais :
    – Tu t’appelleras à présent marc.
    Il réagissait bizarrement.
    Même si des fois je lui demandais d’imaginer une balle dans ma main qui des qu’elle la toucherait elle le ferait tomber en transe hypnotique. Il la suivait des yeux. J’ai des doutes et j’aimerai que l’on m’aide pour avoir un vrai test.
    J’ai pensais à une “fausse analgesie”
    1ere fois sans rien – douleur 5ou autre
    2eme fois en lui disant qu’il ne sens plus rien. – douleur 5 si non simulé. 0 si simulé

  2. De Bona adrien dit :

    Salut à toi !

    J’ai 18 ans et je pratique l’hypnose déjà depuis pas mal de temps.
    J’utilise la thérapie, mais je suis attiré énormément par le spectacle, la scène… Faire rire les gens, les faire devenir admirateur, rêveur, leur faire ressentir de fortes émotions (hypnotisés ou non)…
    Alors aurai tu des conseils pour démarrer dans la scène… C’est tellement compliqué..

    Merci !

    Tu rédige extêmement bien tes articles, c’est un plaisir !

  3. Bonjour!
    Hum, je me permet d’ajouter quelques précisions en votre faveur, et demande à Hugo, de me reprendre, si mes dire ne sont pas exactes! J’aprecirai beaucoup, d’ailleurs!

    Alors voilà : je pense, que lorsqu’une personne est hypnotisée, celle-ci est paralysé de tout actes négatifs même plutôt pacif, venue du conscient, puisque je considère l’inconscient comme totalement pacif, non sans m’être renseignée !

    C’est pour cette raison que la personne repondrat “oui”, parce que l’état de transe est le résultat attendu, autant pour l’hypnotisé que pour l’hypnotiseur.
    Voilà ! Et bonne journée à tous

  4. En général, les personnes qui sont hypnotisées, sont également consciente de ce qui se passe. Je pense qu’elle sont paralysée de tout actes sensé, du conscient, lorsqu’on leurs demandent, par exemples de « parlé en extra-terrestre » !
    Je pense également que notre inconscient, est totalement pacifique.

    Je ne sais pas si j’ai répondue certaines de t’es incompréhensions, et fait appelle à Hugo, pour me reprendre, si je me trompe !!

    1. Tu as bien compris l’essentiel J.M. !

      Mais les hypnotisés ne sont pas paralysés de tout acte sensé : on peut leur demander de faire des choses pleines de sens, cela va de soi ! 😉

  5. Clement V dit :

    Salut Hugo =) encore une fois (je vais finir par avoir l’air lèche c** un peu XD) article au top et surtout pertinent pour un hypnotiseur débutant selon moi.
    J’ai juste une question, fais tu un rapprochement entre les “questions directes et indirectes” avec le “signaling” ?
    Ce qui me turlupine, c’est que si tu demande a ton partenaire “te sens-tu en état de transe ?” Et qu’il te repond par l’affirmative, peux-tu être sûr à cette seule réponse que ton partenaire est bien en etat de transe ? Je suppose que non (ce n’est pas une critique hein !), et je ne comprends donc pas tellement l’intérêt de poser cette question (bien qu’il doit certainement y en avoir un ^^).

    D’autre par, j’ai du mal à concevoir (certainement parce que je ne comprends pas encore assez le fonctionnement conscient-inconscient) qu’on puisse répondre inconsciemment a une question telle que celle que j’ai utilisé ci-dessus. Je pense que si on me posait cette question, je ferais appel à mon esprit critique et donc à ma conscience.
    Voilà voilà, je ne suis pas sûr d’avoir été des plus clairs ^^ si tu as besoin que je detaille certaines choses pour déchiffrer mes pensées bordelliques, fais le moi savoir =)

    Sur ce, bonne soirée à tous !

    1. Bonjour,

      Je vais comencer par répondre à Clément : “../.. peux-tu être sûr à cette seule réponse que ton partenaire est bien en etat de transe ?”
      R est la 1ere partie du triptyque R.E.S.

      Ensuite une remarque pour Hugo (très bon article au passage ^^) :
      Lorsque tu dis :

      “Réussir à coller une personne au mur, au sol ou encore à une chaise relève de l’exploit pour le public, même s’il n’y a rien de plus simple pour l’hypnotiseur, puisque cela relève de la simple suggestibilité (il n’est pas besoin de provoquer une transe hypnotique).”

      Ne penses-tu pas que le simple fait de dire : “Je suis hypnotiseur” provoque chez certain un état de transe ?

      En effet, si sans aucune autre formulation ou présentation, tu t’approches de quelqu’un et tu lui dis :

      “Tu es collé à ta chaise et tu ne peux plus te lever !” (le ! est important pour moi pour une hypnose “classique” ou “de rue” ou “de spectacle” – ce n’est peut-être qu’une suggestion que j’ai – mais faut être un chouilla directif.)

      ou encore,

      “Tu as les pieds collés au sol et tu ne peux plus les décoller !”

      Je ne suis pas sûr que cela fonctionne, et même, tu risquerais au mieux qu’on te prenne pour un huluberlu.

      ***

      Une aiguille ? pourquoi pas un simple pincement ? c’est bcp plus soft 😉

      ***

      Enfin l’état de transe pour ma part, commence dès l’instant ou le mot hypnose (ou hypnotiseur) est prononcé. Car il y a tout un ensemble de préjugés et de clichés dans l’inconscient collectif.
      Cet état est amplifié par le prétalk. Et lorsque tu fais ton premier test de suggestibilité, bien souvent ton “volontaire” est déjà en transe.

      En tout cas là ou j’approuve ce que tu dis à 200% :

      “Ainsi, pour faciliter la reconnaissance de la transe aux hypnotiseurs que vous devenez à grands pas, j’ai mis au point une technique très scolaire (ça ne pourra pas faire de mal à ceux qui demandent à être encadrés dans leur apprentissage) pour identifier en 3 points une transe hypnotique. Attention, « très scolaire » signifie clairement que vous pouvez vous en détacher, elle est utile à appliquer pour vous guider et pour vous rassurer, mais vous vous rendrez vite compte qu’avec l’expérience, vous reconnaîtrez une transe sans même y penser !”

      Le mot de la fin : Pour être un bon Hypnotiseur, le premier secret c’est d’y croire 😉

      Fred ***

      1. Hello Fred ! Merci pour ce commentaire constructif et intéressant ! 🙂

        Je te suis sur l’idée que sans se présenter comme hypnotiseur, il est évident que l’on arrivera pas à grand chose, mais d’après moi, cela ne fait pas partie de la transe ou suggestibilité mais bien du conditionnement.

        Ensuite, je prescris une aiguille car la sensation est plus précise et plus facile à distinguer qu’une sensation large de “peau-contre-peau” que provoquerait le pincement, tout simplement, rien de sadique ici 😉

        Bien à toi,
        Hugo

    2. Hello Clément !

      Le fait est qu’en hypnose de spectacle, on fait très peu appel à l’inconscient : l’hypnotisé est conscient tout le long de l’expérience. De fait, il ne répond pas inconsciemment mais bien consciemment !
      Nous ne sommes pas certains que la seule réponse du partenaire indique l’état de transe, mais c’est bien pour cela que la méthode R.E.S comporte 3 types d’indices, cumulatifs qui plus est. 🙂

      En espérant avoir répondu à tes questions,
      Bien à toi
      Hugo

    3. Zef dit :

      Je pense que tu as raison sur le sens critique et justement:

      Une fois j’ai demandé pour la première fois à quelqu’un dans un état de transe(je l’ai testé plusieurs fois au cas où) :” est-ce que tu es en état de transe? “(Pour la première fois car je doutais que l’on pouvait répondre oralement inconsciemment) et il m’a répondu par un sourire et à dit des trucs incompréhensible ou sans rapports(il avait donc pas vraiment de sens critique)!

      Ou une autre fois idem: “Si tu m’as bien compris bouge la main droite”.
      Rien ne se passe(j’ai remarqué un léger tremblotement d’hésitation), je redemande
      et il bouge les deux mains.
      Au réveil pris par un certain doute car il était bien en transe, je le teste pour savoir si il connaît bien sa droite et sa gauche (on sait jamais :D) et il s’avérait que oui!

      Donc je pense qu’on peut réagir inconsciemment mais cela provoque parfois des réactions étrange si on cherche compliqué!

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