[Pratique] Vos premiers pas dans l’induction !

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Bonjour à tous !

Comment vos vacances, congés et moments détente en tout genre se passent-ils ? J’espère que je vous ai manqué, avec ce long laps de temps d’inactivité sur le blog ! Mais je me suis donné comme résolution d’être un peu plus rigoureux dans ma fréquence d’écriture, et je m’engage dorénavant à écrire un article au minimum tous les deux mois ! C’est promis.

Cela m’aura pris du temps, mais j’ai trouvé un moment pour écrire ce nouvel article qui constituera la première partie de l’enseignement sur les inductions. Eh oui, vous l’aurez compris, aujourd’hui je vous enseigne comment induire une transe hypnotique !!! Je dis une, mais vous risquez d’en apprendre bien plus dans les articles suivants, soyez sans crainte !

Petite définition

Vous le savez sans doute déjà, mais l’induction est la technique permettant d’amener notre partenaire d’hypnose dans un état hypnotique. Elle crée l’EMC, notamment grâce à une hyper-activation des sens, qui créera une stimulation concomitante des aires du cerveau. Elle est divisée en catégories répondant à un critère de temps : il existe ainsi les inductions longues, les inductions courtes et les interruptions de pattern.

Un petit mot sur les inductions longues

C’est évidemment les plus simples car il vous suffit, pour les réaliser, de mettre à l’aise votre/vos partenaire(s) et de réciter votre texte. Mais il est malgré tout nécessaire de s’appliquer : prononcez votre texte avec fermeté mais aussi avec douceur ; vous devez vivre votre texte pour entrainer votre partenaire à le vivre aussi !

L’induction par la relaxation : La base à connaître absolument !

C’est l’induction initiale : l’induction par la relaxation a pour but de détendre un maximum le partenaire d’hypnose pour créer un EMC basé sur la détente. Vous pouvez dire à votre partenaire que vous souhaitez le préparer à l’hypnose grâce à un petit exercice de relaxation ; de cette manière, il n’aura pas peur de l’hypnose et pensera juste à être détendu, tandis que, bien entendu, vous serez en train de l’hypnotiser.

Voici les règles d’or d’une bonne induction par la relaxation :

  • Créez un texte basé sur les images de détente. Prévoyez tant des images visuelles (“vous vous trouvez dans un lieu paisible, imaginez ce lieu dans ses moindres détails”) mais aussi sur la relaxation kinesthésique (“vos muscles se détendent, se relâchent, se décontracte, tout votre corps succombe à la relaxation”).
  • Vous pouvez aussi créer des inductions par étapes (“vous êtes en haut d’un escalier, et chaque marche que vous descendrez vous détendra encore plus profondément”).
  • Utilisez des décomptes qui serviront à approfondir la transe ou au contraire à réveiller la personne (“Je vais compter jusqu’à 3, et au chiffre 3 vous vous réveillerez : 1, 2, et 3 réveillez-vous”). Vous pouvez aussi vous en servir pour annoncer à votre partenaire une nouvelle étape dans l’induction ; ainsi, il aura le temps de terminer la première suggestion pour passer à la suivante (“au compte de 3, vous prenez une grande inspiration, puis vous expirez : 1, 2, 3 inspirez… puis expirez”).
  • Utilisez tout le champ lexical de la détente : relaxation, se relaxer, détente, se détendre, (se) relâcher, (se) dénouer, (s’)apaiser, l’apaisement, calme, paix intérieure, concentration, etc.

Personnellement, j’ai une petite astuce pour aider le partenaire à se concentrer sur l’exercice et à ne plus penser à rien, je l’invite à se concentrer sur sa respiration et sur le son de ma voix, “uniquement sur votre respiration et sur le son de ma voix”. Cela me fait penser qu’il m’est déjà arrivé de dire par inadvertance “concentrez-vous sur ma respiration et sur le son de votre voix”, je ne vous raconte pas le souk que ça crée 😉

Voici un exemple de texte d’induction par la relaxation. C’est celui que j’ai créé pour mes inductions, je vous invite donc à créer le votre, à trouver votre propre texte, qui vous mettra le plus à l’aise. Tout d’abord, invitez vos partenaires à fixer attentivement un point (faites durer ce moment au moins 20 secondes), puis demandez-leur de fermer volontairement les yeux. Enfin prononcez :

A présent, concentrez-vous sur votre respiration et sur le son de ma voix, uniquement sur votre respiration et sur  le son de ma voix, et vous êtes bien, merveilleusement bien ! Vous vous apercevez que, plus je parle, plus votre respiration s’approfondit, toujours et encore d’avantage. Vous vous détendez ; vos épaules deviennent lourdes, très lourdes, agréablement lourdes. Vous sentez votre corps s’alourdir de plus en plus. Vous vous sentez détendu et relaxé, complètement détendu et totalement relaxé.
 
Chaque muscle de votre corps se relâche, se détend, se décontracte ; vous sentez vos jambes se détendre, devenir lourdes. La détente remonte dans votre torse, au chiffre 3 vous prenez une grande inspiration puis vous expirer : 1, 2, 3, vous inspirez, puis expirez.
La détente remonte dans vos épaules, puis suit le chemin pour arriver dans vos bras, jusqu’au bout des doigts. Vous sentez votre corps succomber à la relaxation. La détente, le calme et la relaxation remontent dans votre nuque jusqu’à votre visage. Vous sentez les muscles de votre visage se détendre.

Chaque mot qui sort de ma bouche, chaque phrase qui sort de ma gorge est synonyme de détente, de décontraction la plus totale, et est synonyme de sommeil. Le calme, la détente, et la décontraction s’emparent de votre corps, de votre esprit. Vous vous attachez à ma voix monotone et monocorde qui imperturbablement rentre dans votre esprit. Ces sentiments de lourdeur, qui s’emparent de l’épaule droite et de l’épaule gauche vous apaisent.

Vous vous laissez aller, vous ne pensez plus à rien, vous êtes bien avec nous, vous n’avez nulle autre envie que de vous détendre. Au fur et à mesure que je parle, vous vous sentez sombrer encore et toujours d’avantage dans un état de bien-être. Vous êtes bien, merveilleusement bien, et vous n’avez pas envie de sortir de cet état !
 
Votre tête devient lourde, très lourde, agréablement lourde ! Vous vous détendez encore d’avantage, et vous ne vous concentrer que sur mes suggestions. Chaque mot que je prononce vous plonge plus rapidement et plus profondément dans un profond état d’hypnose (si vous souhaitez faire passer cette induction pour un exercice de relaxation, n’utilisez pas ce mot). Vous êtes de mieux en mieux, de plus en plus détendu et relaxé. Vos mains se détendent, tout votre corps succombe à la relaxation. Chaque mot que je prononce vous plonge plus rapidement et plus profondément, plus rapidement et plus profondément dans un état de transe. Votre tête devient lourde, très lourde, agréablement lourde. Votre respiration s’approfondit, encore et toujours d’avantage. Votre corps s’alourdit de plus en plus, de mieux en mieux, vous êtes bien, et vous n’avez pas envie de sortir de cet état.

Et dans cet état, on est capable de générer des images de bien-être, de calme, de paix et de sérénité. Vous voyagez dans un lieu où le temps et l’espace ne comptent plus, et vous êtes bien, merveilleusement bien. Vous aspirez à ce calme, à cette sérénité qui immerge chacune des parties de votre corps. Cette instance prolongée vous plonge dans des univers d’épanouissement, le temps et l’espace ne comptent plus. Vous êtes bien dans cette position.

Le dernier paragraphe est une transition pour entre l’induction et la première suggestion, elle vous permet de stimuler l’imagination de votre partenaire. Je vous conseille vivement de l’utiliser à la fin de toutes et n’importe quelles inductions longues !

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Ce premier article pratique sur les inductions se termine ici. J’espère que celui-ci est suffisamment détaillé, n’hésitez surtout pas à me signaler si un point vous semble obscure !
Je vous souhaite une bonne fin de repos, et une bonne soirée !

Mes amitiés sincères à vous tous ; à très vite,
Hugo

[Pratique] Vos premiers pas dans l’induction !

22 réflexions au sujet de « [Pratique] Vos premiers pas dans l’induction ! »

  1. BENOIST Amaru dit :

    Bonsoir,
    Merci pour ce texte . Je suis infirmière anesthésiste et je débute la formation d’hypnose. Mais sans le savoir je pratiquais déjà l’hypnose car je me retrouve dans votre induction. C’est a peut prêt de cette façon de que je procède à l’induction en anesthésie générale.
    Je me permets de vous piquer votre texte le temps de structurer le mien .
    est-ce possible d’avoir les autres textes que vous avez rédiger? J’aime bien avoir plusieurs point de vue pour m’approprier une chose, ici l’hypnose.
    Encore merci.
    Amaru.

  2. NAVARRE Marcel dit :

    Je trouve ce texte tout à fait approprié , pour ma part , j’y apporterai quelques suppléments concernant l’endormissement tels que
    ,

    plus rapidement et plus profondément dans un état de transe. Votre tête devient lourde, très lourde, agréablement lourde. Votre respiration s’approfondit, encore et toujours d’avantage. Votre corps s’alourdit de plus en plus, de mieux en mieux, vous êtes bien, et vous n’avez pas envie de sortir de cet état.votre tête se relaxe, se repose et —–s’ —en—dort

  3. Luna dit :

    Bjr Hugo, je suis actuellement en formation en Pnl et hypnose ericksonienne en vue de devenir maître en hypnose humaniste.., etant donner que je n’ai aucuns bagage dans ce domaine, de temps en temps je crois bien que cela m’aidera de te suivre sur ton blog. Merci à bientôt. Luna*🙏🏾✨

  4. Enzo dit :

    Salut Hugo, je me demandais si il était obligatoire de commencer l’hypnose par des inductions longues, qui ne m’interessent vraiment pas. J’ai déjà fait un petit exercice d’hypnose éveillé sur un membre de ma famille en lui empêchant de séparer ses mains, donc je me dis que je suis aptes a l’endormir sans avoir besoin de faire une induction longue. L’induction longue en fixant l’index m’interesse plus que les autres mais les inductions courtes m’attirent beaucoup plus.
    Merci 🙂

    1. Hugo Gervex dit :

      Hello Enzo !

      Dans l’absolu, il n’est pas obligatoire de faire une induction longue en hypnose de spectacle. Mais je conseille vivement aux débutants de le faire, car elle permet de faire comprendre à son public le principe de l’état relaxant de l’hypnose. Sans cela, le public aura plus de mal à comprendre l’état dans lequel il est censé se laisser guider.

      A bientôt
      Hugo

  5. REPPERT Nella dit :

    Bonjour,
    je trouve votre induction super, et vous demande si vous avez déjà eu des gens qui contrôlait l’induction et pouvait sortir alors que ce n’est pas fini
    merci par avance
    Nella

    1. Hello Nella !

      Le propre le propre de la réceptivité à l’induction de quelqu’un dépend de sa capacité à lâcher prise. Si cette personne contrôle l’induction (ou plutôt lui résiste), je ne pourrait rien faire d’elle.
      Nous en avons tous rencontré un jour, même si cette personne affirmait sa volonté de bien faire !

      A bientôt Nella ;
      Hugo

  6. mimi dit :

    Bonjour et merci pour ce site vraiment génial !!!
    Cependant j’ai une qestion : J’ai suivis tous les conseils donnés ici et dans les articles suivants mais je n’arrive pas à “endormir” la personne…
    Pouvez-vous m’aider ?
    Merci !

  7. Takawa dit :

    Il a l’art de nous tenir en halène ce Hugo !

    Très bon article, instructif même pour les initiés. (J’ai beaucoup aimé ta transition vers la première suggestion –> Je vais te la piquer 🙂 )

    1. Mais je t’en prie !

      Le prochain article abordera moins profondément mais suffisamment (j’ose l’espérer) 4 autres types d’induction longue. J’espère que ça vous plaira ! 🙂

      Hugo

    1. Bonjour Raymond ! (Petit jeu de mot pour les fins connaisseurs de feu R. Devos)

      C’est loin d’être une question idiote, crois-moi ! La réponse est très longue et fastidieuse, donc je ne peux la donner ici, par commentaire. Mais du fait de son importance, le prochain article, publié en novembre (celui publié ce mois-ci est un “article invité”), lui sera entièrement consacré !

      On se retrouve ne novembre donc 😉
      Hugo

  8. Romain dit :

    Bonjour,
    Déjà merci de nous faire partager votre savoir.
    J’ai une petite question concernant cet article, la vitesse des phrases que l’on prononcent, doivent elles être rapides sur un ton monotones ou plutôt longues et monotones ?

    Merci et à bientôt !

    1. Hello Romain !

      Et bien cela dépendra de ce que tu diras : comme je l’ai dis, il faut vivre votre texte, ce qui inclut que chacune (ou du moins le maximum) de vos phrases, chers lecteurs, doivent être prononcées comme si vous les illustriez. Ainsi, si vous parlez de rapidité, de vigueur, etc (ex : “Chaque mot que je prononce vous plonge plus rapidement et plus profondément dans un état de relaxation”), prononcez-le rapidement ; à l’inverse, si vous évoquez le calme, la douceur, la relaxation, mettez l’accent sur une prononciation calme et douce (ex : “chaque muscle de votre corps se détend, se relâche, se décontracte”).
      Si vous parlez de monotonie, soyez monotone.

      Maintenant, il est évident qu’une cohérence dans vos textes est plus utile que l’application à la lettre, devrais-je dire à la phrase, de ces conseils. Chercher une logique de jeu (car il faut jouer votre texte en quelque sorte), qui entremêle avec justesse vigueur, monotonie, et douceur.

      Bon courage !
      Hugo

  9. Nicilis dit :

    Salut,
    Tu nous as manqué =). Je t’ai envoyé récemment un mail pour avoir de tes nouvelles mais il parait que tu en reçois beaucoup. Je voulais juste savoir si tu avais réussis ton année de droit une nouvelle fois.
    Sinon, merci pour cet article, il nous détend rien qu’en le lisant, c’est drôle.

    Bon, et bien, à dans deux mois ;p

    1. Hello Nicilis !

      Oui, mon année est réussie ! Merci de ton attention 🙂
      Je t’ai répondu récemment, et j’attend avec impatience (si ce n’est jubilation) ta réponse !

      Bien à toi
      Hugo

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