Créez votre propre effet barnum !

Bonjour à tous !

Chose promise, chose due, vous pouvez remercier nos abonnés qui m’ont souvent demandé comment faire pour créer son propre effet barnum, utile à l’analyse de Cold reading !

Avant d’y répondre, je tenais à vous rappeler que les analyses en cold reading à proprement parlé, ne sont que de l’artifice, elle ne vous aideront en rien à cerner réellement votre interlocuteur. Ces analyses ne révèleront que la surface du caractère de la personne face à vous, elles ne serviront qu’à vous mettre en avant, ou sont utiles en spectacle pour les magiciens… Si vous cherchez réellement à comprendre votre interlocuteur, je vous conseille vivement de vous penchez sur le Chapitre 2 concernant la psycho-gestuelle, ou d’attendre le Chapitre 5 concernant les rudiments de psychologie comportementale !

Digression faite, revenons à votre demande concernant l’effet Barnum : à celle-ci je répondrai « un seul mot d’ordre : Statistiques ! »

Vous l’aurez compris, afin de vous assurer la réussite de votre lecture, il vous faut maitriser quelques statistiques sur les majorités, afin de pouvoir faire des déclarations sans indice, avec la plus grande chance de réussite, sur les goûts sportifs de la personne, par exemple…

Sachez pour exemple, que la musique est le deuxième loisir préféré des français, ou que le cancer est la première cause de mortalité en France.

Voici ci-dessous des statistiques de l’INSEE, qui, j’en suis sûr, vous seront d’une grande utilité :

Cette liste est loin d’être exhaustive, donc n’hésitez pas à chercher d’autres statistiques !

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La construction d’une analyse

Oui, j’aurais sans doute été sadique ou quelque chose dans ce genre pour vous donner des statistiques sans vous expliquer comment procéder pour limiter les erreurs et sans vous donner quelques exemples 🙂

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La catégorisation de votre interlocuteur

Lorsque vous désirez utiliser une statistique, faites bien attention à piocher l’information correspondant à des critères préétablis ; je m’explique : dans le but d’utiliser des statistiques, il vous faut impérativement dresser un profil rapide « catégorisant » votre interlocuteur. En voici quelques uns :

  • son sexe (cela ne devrait pas être trop difficile ; quoique, parfois nous avons des surprises !)
  • son âge (servez-vous des rides, du vocabulaire, de la maturité apparente, et si vous en avez une, d’une radio du poignet (je plaisante rassurez-vous, même si cela s’avèrerait utile) ; vous pouvez aussi lui demander son âge, tout simplement (mais c’est beaucoup moins drôle 😉 )).
  • sa catégorie socio-professionnelle (Les professions et catégories socio-professionnelles (« PCS »), anciennement catégories socio-professionnelles (« CSP ») ont été déterminées par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et ont pour but de classer la population active française dans différentes classes).
  • ses années d’études
  • etc…

Si vous connaissez ces informations, vous pouvez alors utiliser des statistiques, sinon elles s’avèreront beaucoup moins efficaces, et ce serait dommage de rater votre analyse.

Une fois cette étape franchie, les statistiques vous seront alors utiles ; mais vous n’avez pas encore fini votre analyse, et le plus dur reste à venir !

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La mobilisation des statistiques correspondantes

Cette catégorisation vous permet ainsi de savoir quelle(s) statistique(s) mobiliser. Si vous savez que votre interlocuteur est un homme 40 ans, deux enfants, et est cadre d’entreprise, vous pourrez utiliser des statistiques comme « Les destinations de vacances selon la présence d’enfants dans le ménage », « Musique et pratiques culturelles selon la CSP », afin de lui dire qu’il prend des vacances au bord de mer pour ses enfants, ou encore qu’il joue de la guitare, selon la direction de votre conversation. Vous apprenez qu’il a perdu un fils, vous pouvez ainsi connaître statistiquement la cause du décès de son enfant (j’avoue que l’exemple est un tantinet macabre mais c’est pour vous donner un exemple afin de mieux utiliser les statistiques sur les causes de décès infantiles).

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Les statistiques, un plan et non une route à suivre !

Ne vous contentez surtout pas de vous arrêter aux statistiques dans vos analyses, elles ne suffisent pas ! En effet, elles ne vous donnent que plusieurs possibilités de pistes à suivre et à creuser ; vous ne connaissez pas exactement la réponse à votre question concernant votre interlocuteur, vous en connaissez plusieurs, dans un ordre de probabilité plus ou moins important (cela peut se répartir aussi bien en 80% – 20%, qu’en 50% – 30% – 20%).

Vous avez donc le devoir de chercher à confirmer puis à préciser ces probabilités. Pour cela, il vous faudra discuter avec votre interlocuteur et lui soutirer des informations soit très directement (mais c’est loin d’être discret), soit en tenant des hypothèses et en observant ses réactions face à celles-ci (psycho-gestuelle), ou bien en utilisant la question-affirmation (voir ci-dessous).

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Pour information

Je vous rappelle que ce chapitre n’est que complémentaire à ce que vous pouvez trouver par vos propres recherches, notamment sur l’ingénieux blog Never-be-lied.com (une source sûre). Néanmoins, je tiens à vous remettre en mémoire la technique de la Question-affirmation :

Le principe est simple : donner une phrase affirmative, sur un ton légèrement interrogatif. Le but est alors de faire douter votre interlocuteur sur le sens réel de cette phrase ; il se dira « m’a-t-il posé une question ou a-t-il affirmé ce qu’il vient de dire ? ». Il vous suffira ensuite de considérer sa réponse et de lui enlever le doute sur votre réplique.

Voici un exemple pour être plus clair :

Vous : « vous avez connu un événement dur qui vous a marqué ( ?) »

Et là, il s’offre à vous deux possibilités :

Lui : « Oui »

Vous : « Vous voyez, je le savais » (vous lui enlevez le doute en disant que vous avez prononcé une affirmation)

OU

Lui : « Non, pas spécialement »

Vous : « Ah, eh bien j’ai eu raison de vous poser la question » (vous lui enlevez le doute en disant que vous avez prononcé un questionnement).

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C’est compris ? S’il confirme votre phrase, vous lui faites croire que vous lui avez donné une affirmation, s’il infirme votre phrase, vous lui laissez entendre que c’était une question, et que vous avez eu raison de ne pas vous prononcer.

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J’espère avoir été clair, mais si vous désirez la moindre précision, n’hésitez pas à laisser un commentaire !

Le dernier article (qui sera surement le sur-prochain) sur le Cold reading portera sur le sujet de votre choix ; donc si vous voulez aborder un point en particulier faites le moi savoir !!! 
Et je trancherai selon ce que souhaite la majorité d’entre-vous.

Je vous laisse et vous souhaite une bonne fin de vacances pour les français qui me lisent, et une bonne fin de journée pour nos amis étrangers (qui sont peut-être en vacances eux aussi, remarquez) 😉

Bien à vous tous,

Hugo

Créez votre propre effet barnum !

6 réflexions au sujet de « Créez votre propre effet barnum ! »

  1. Nicolas dit :

    Salut !
    Merci Hugo pour cet article !
    J’aime bien tes chapitres sur le cold reading parce qu’ils sont plus basés sur la psychologie que sur le physique.
    Si j’ai bien compris ce chapitre, il faut d’abord déterminer à qui nous avons à faire devant nous pour utiliser les statistiques dans notre effet de Barnum. Et lorsque nous l’utilisons, la phrase doit porter confusion entre l’affirmation et le questionnement. De plus, il faut analyser sa psycho-gestuelle pour savoir ci ce que nous affirmons est faux ou pas.
    Holala, c’est plus compliqué que je l’imaginais !

    Dis moi, as-tu déjà essayé l’effet de Barnum ?
    Si oui, quel a été la réaction de la personne ?

    1. Nicolas dit :

      PS : J’ai lu dans un livre, qu’une personne affichant un comportement peut en fait, cacher son opposer.
      Exemple : Une personne affichant un excès de confiance en soi, ne l’aie pas en réalité.
      Un individu affirmant son courage par des mots, ne cache souvent qu’un trouillard.
      Une personne triste cache un manque d’affection (bon d’accord, cette exemple n’est pas opposé)
      Tu classerais cette information plutôt sur le cold reading et sur le chapitre 5 ?

      Si tu le classerais dans ce chapitre ci, je serais ravi de voir un article détaillant l’idée que j’ai expliqué parce que je dois avouer que pour certaines personnalités apparentes, il est difficile de cerner véritablement l’individu. De plus, peut-être que cela empêcherait certaines erreurs si nous souhaitons les “classés” dans des types de personnalités tel le MTBI, OCEAN, ennéagramme, et le dernier dont je ne me souviens plus du nom. (d’ailleurs, lequel des quatre est le plus intéressant/ efficace ?)

      Voila, Merci encore Hugo de nous accorder autant de temps durant tes vacances =)

      1. Effectivement Nicolas,

        certaines personnes portent un “masque” dirons-nous… Mais la vraie personnalité de l’interlocuteur dois être facilement démasquée par un mentaliste ! Pour cela, le profiling (Cold reading + psychologie + synergologie) de la personne s’avère très utile, à vous de développer une technique de profiling infaillible avec ce que vous trouvez dans ce blog !

        Je te rappelle aussi que les outils de personnalité (MTBI, OCEAN, ennéagramme, etc) ne peuvent fonctionner que sur le dialogue ; autrement dis, une personnalité apparente aura sans doute un “dialogue apparent”, ils ne sont donc utiles qu’en l’absence de masque ou une fois le masque tombé. A toi de faire tomber ce masque ! Personnellement, je ne connais de technique spéciale…

        Mon outil de personnalité préféré est l’ennéagramme, il permet d’aller plus loin que les autres 🙂

        Bien à toi
        Hugo

        P.S.: Je ne pourrai pas faire d’article sur le sujet car comme je te l’ai dis, c’est à toi d’associer les disciplines du mentalisme pour créer une technique de profiling (même si théoriquement, les disciplines du mentalisme se suffisent à elles-mêmes pour cerner correctement les gens).

    2. Coucou Nicolas !

      Eh bien oui, en quelque sorte, il faut solliciter plusieurs techniques pour correctement faire du Cold reading, l’information ne vient pas que de l’observation ! 😉
      Mais je crois que je vais peut-être faire un article qui reprendra un peu les techniques à utiliser ; cela se présentera surement sous la forme de règles à suivre, ou de commandements (comme les 10 commandements), mais cette idée dois encore murir…

      Je n’aime pas beaucoup l’effet Barnum, ni le Cold reading en général, mais oui j’ai déjà essayé sur la demande d’un ami à moi. Celui-ci voulais que je “lise dans les pensées” d’une de ses connaissances… La réaction ne sais pas fait attendre, la personne en question était un peu effrayée que je devine tant de choses (mais je ne me suis pas arrêté à l’effet Barnum, car lui seul ne suffit pas).

      Amicalement
      Hugo

  2. Salut Hugo !
    Quelques-uns de tes liens sont morts:

    -Musique et pratiques culturelles selon le sexe

    – Musique et pratiques culturelles

    -Taux de divorce selon la durée et l’année du mariage

    -Les consommations d’alcool

    Merci pour cette article, à une prochaine fois.

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