Les gestes et postures de la discussion : ce que pensent vos interlocuteurs quand vous leur parlez !

Bonsoir à tous, j’espère que vous avez passé un bon weekend !

Ne vous êtes-vous jamais demandé à quoi pensait votre interlocuteur alors que vous lui parliez ? Ne vous êtes-vous jamais demandé si votre discours intéressait votre interlocuteur ?

Eh bien ce soir, je m’engage à répondre à vos questions; c’est pourquoi j’ai rédigé cet article qui, j’en suis sûr, vous passionnera et vous permettra sans doute d’améliorer votre communication.

Parlons posture :

Observez le comportement des gens lorsqu’ils discutent avec des personnes qu’ils viennent de rencontrer, ils adoptent la plupart du temps une posture fermée et défensive, bras et jambes croisés (illustration 1); une fois le premier contact établit et l’atmosphère plus détendue, les jambes se décroisent, les bras s’ouvrent ou alors seul un bras sert de barrière mentale; suite à cela, les mains s’agitent, les bras se décroisent entièrement et un pied pointe vers l’interlocuteur, synonyme d’acceptation de l’autre (illustration 2).

Illustration 1
Illustration 2

L’angle du corps (et plus particulièrement des pieds)

Lorsque je parle de l’angle du corps à mes amis, ils ne peuvent pas s’empêcher de le remarquer par la suite. En effet, il permet de jauger la relation de deux interlocuteurs, car lorsqu’une position est ouverte (environ 45°), cela signifie la non-agressivité des interlocuteurs, et que la discussion est ouverte à des personnes extérieures (nous en reparlerons plus bas).

En revanche, lorsque la position est fermée, cela peut signifier une confrontation des interlocuteurs (illustration 1), ou un besoin d’intimité, lorsque la conversation est fermée aux personnes extérieures, ou qu’une personne veut séduire par exemples.

Illustration 1

L’angle du corps peut aussi traduire l’acceptation d’un tiers par deux personnes (par exemple) qui discutent. En effet, si quelqu’un souhaite se joindre à deux personnes en position fermée, il n’y sera invité que si elles ouvrent leur corps de façon à former un triangle, comme ci-dessous.

Dans le cas inverse, elles resteront en position fermée tout en tournant la tête en signe de reconnaissance; si cela vous arrive, vous saurez que les personnes ne vous acceptent pas dans la conversation… cela ne sert donc à rien de rester planté(e) face à elles en pensant être le/la bienvenu(e), votre présence ne ferait que les gêner.

La position assise

Lorsque vous discutez d’un sujet intéressant avec une personne, assis sur un sofa, vous ne regardez pas devant vous, le dos bien calé contre le dossier ; vous tournez votre corps vers la personne. Exactement !

En croisant les genoux ou le pied en direction d’une personne, on exprime son intérêt !

Sur l’image ci-dessus, les deux personnes de gauche ont visiblement de l’intérêt pour la conversation, ou qui sait, pour l’interlocuteur, excluant donc par une position fermée la personne à droite. Si cette personne voulait s’insérer dans la conversation, elle ferait mieux de se mettre sur en chaise en face d’eux, par exemple.

Parlons geste :

Les gestes sont plus propices à la révélation directe de la pensée de vos interlocuteurs qu’à leur considération de la discussion ou qu’à l’acceptation d’autres personnes.

L’ENNUI

Le clignement d’yeux prolongé

Une personne détendue cligne des yeux en moyenne 6 à 8 fois par minute et la fermeture des paupières ne dure qu’un dixième de seconde. Lorsqu’elle est tendue, comme en cas de mensonge par exemple, les clignements peuvent se dupliquer de manière spectaculaire parfois. De même, ces clignements peuvent aussi se prolonger et durer plusieurs secondes la paupière fermée ! Cela signifie que le cerveau veut chasser l’image qu’il perçoit.

Dans le cas où la discussion sur les conditions de réincarnation des fourmis en dromadaires dans le Sahara, que vous entretenez depuis 10 minutes avec votre ami, l’ennuie, il y a de fortes chances pour que votre ami reproduise ce clignement prolongé en pensant :

“Si tu savais à quel point je m’en moque de tes fourmis !”

Cela peut aussi caractériser les personnes hautaines.

Le regard furtif

C’est à-peu-près la même idée que ci-dessus; lorsqu’une discussion vous ennuie, on a fort à parier que votre regard fasse des allers et venus du visage de votre interlocuteur à un coin de la pièce. En effet, votre cerveau cherchera une porte de sortie, et vous ne pourrez pas vous empêcher de faire fuir votre regard, à défaut de fuir par vous-même.

La mèche de cheveux

C’est une manière de signifier qu’elle se moque pertinemment de ce que vous lui racontez. Elle se sert de cette barrière pour se couper du reste du monde.

LA TENDRESSE

La tête de votre interlocuteur penche sur un côté ; cela traduit une certaine décontraction à l’égard de la situation.

Sa tête vient se poser sur ses mains jointes au niveau d’une épaule. Ce geste traduit la tendresse de votre interlocutrice envers vous.

Le besoin de LACHER PRISE

Sa ou ses mains viennent appuyer sa nuque, coude(s) levé(s), ou coude(s) baissé(s). Cette posture traduit un besoin de fuir la conversation; il peut aussi traduire une fatigue passagère.

J’espère que cela vous a intéressé, dorénavant vous n’aurez plus d’excuse pour ne pas savoir le climat d’une conversation !

A très bientôt

Hugo 🙂

Les gestes et postures de la discussion : ce que pensent vos interlocuteurs quand vous leur parlez !

9 réflexions au sujet de « Les gestes et postures de la discussion : ce que pensent vos interlocuteurs quand vous leur parlez ! »

  1. Denis dit :

    Bonjour, si quelqu’un peux m aider?
    Svp, j’aimerais savoir si à la rencontre de deux personnes pour discuter l une d entre elle se position côte à côte avec l autre et s il a une déférence droite ou gauche?
    Merci à l avance.

  2. Sylvie dit :

    Bonjour,
    Et que penser de la situation où pendant une discussion (portant sur un sujet tendu, la résolution d’un conflit), une personne s’assied, et l’autre reste debout? La personne entrée la première dans la pièce s’est assise, la seconde entrée à sa suite est restée debout (par moment mains posées sur une chaise devant elle, par moment bras croisés ou autres). J’aurais tendance à faire l’hypothèse que la seconde personne n’est en aucun cas disposée à un dialogue réel et entend maintenir une situation de dominance sur celle qui est assise, et que la discussion risque d’être faussée au départ puisque refus de dialoguer sur une base égalitaire…

    1. Hello Sylvie !

      La situation que tu me décris ci-dessus est extrêmement vague, je le crains. Cela peut tout aussi dire que la personne restant debout est plus sur les nerfs, ou moins disposées au dialogue, ou encore qu’elle ne se sent pas concernée, ou qu’on ne l’a pas invité à s’assoir alors qu’elle conserve des manières très respectueuses, bref, je ne pourrai t’en dire d’avantage sans plus de détails, mais ton interprétation est tout à fait possible ! 🙂

      A bientôt
      Hugo

      1. Sylvie dit :

        Merci Hugo! voici des précisions: c’est une discussion entre une femme (1) et sa belle-soeur (2) (32 ans, qui a 17 ans de moins qu’elle), avec qui elle est en assez gros conflit parce que pour la seconde fois, dans un repas familial, celle-ci se permet de répondre à sa place quand on lui pose une question, et qui plus est de répondre par une chose totalement fausse et en opposition avec les valeurs de la personne (1). La 2e fois a été de trop et a provoqué une réaction assez vive de la femme (1). D’où une discussion – acceptée par les deux parties – pour régler ça en privé avec la belle-soeur sur ce propos. A savoir le manque de respect et de politesse d’une personne qui répond à la place d’une autre, et en lui attribuant des paroles non justes. Lors de la discussion, c’est la femme (1) (qui avait été insultée deux fois) qui s’est assise, et l’autre (2) qui est restée debout (la gamine arrogante qui se permet de répondre à la place d’une autre personne). Dans un contexte où le conflit à résoudre était une tentative de contrôle par (2) sur une autre personne, l’attitude de rester debout me semblait assez négative et une fermeture au dialogue (d’autant qu’il semble que (2) n’ait pas admis son manque de respect et se soit empêtrée dans des explications peu crédible pour expliquer ses menteries). Il n’y a pas de lien avec une politesse trop forte (au contraire!) ou de ne pas se sentir concernée puisque son attitude grossière était au coeur du conflit. Mais elle était sur les nerfs sans doute un peu, en effet (mais l’autre aussi). Et sans doute peu disposée à un dialogue réel puisqu’en effet elle n’a semble-t-il pas admis sa grossièreté et que ça soit insultant pour une personne qu’on réponde à sa place.
        Bonne soirée

  3. Salut Nicolas !

    Houlà, si tu parles de la toute première illustration, sur laquelle on voit deux hommes debout bras et jambes croisés, on peut supposer au contraire que ces personnes ne s’entendent pas du tout ! Ici le sens de croisement n’importe pas… Et ce n’est donc pas étonnant que la posture de 2 personnes qui rompent soit similaire 🙂

    Dans le cas que tu décris, le tripotage de sa mèche de cheveux montre clairement la gêne qu’occasionne la situation.

    La main devant la bouche peut être un signe de mensonge, certes, mais il peut aussi signifier la contrariété, le doute, etc… Comme je n’étais pas là^^, je ne peux pas t’en dire plus, désolé.
    Il aurait fallut que tu recherches d’autres signes évident du mensonge.

    Pour répondre à ta seconde question, oui, le livre est assez bien… il n’approfondit pas autant que mon blog et ceux avec qui je suis en partenariat, mais il traduit bien ce qu’est le mentalisme, donne des astuces intéressantes, des conseils utiles, etc.
    C’est un assez bon livre (car de toute manière, je ne connais aucun bon livre sur le mentalisme dans toute sa complexité, le domaine est trop fermé :))

    En espérant t’avoir aidé
    Hugo

  4. Nicilis dit :

    Salut Hugo,
    Aujourd’hui j’ai étudié ce que tu nous as montré sur cet article et j’ai vu quelque chose qui m’a du moins surpris.
    Dans l’illustration 1, tes personnages s’entendent bien à ce que j’ai compris, on le remarque vu qu’ils ont les jambes croisées de la même direction.
    J’ai vu quasiment la même chose, à un détail près, leur jambe n’était pas croisé du même sens et j’ai vite compris par leur expression de visage que ça ne se passait pas bien.
    Est-ce que le fait que les jambes ne soient du même sens voudrait dire justement qu’ils ne s’entendent pas ?
    (En fait, j’ai assisté à une rupture ^^”)
    Pour la mèche de cheveux, la fille se recoiffait (comme si elle avait une mèche qui partait en couille) alors qu’il n’y avait pas lieu d’être à plusieurs reprises après des gestes de mensonges (mettre sa main devant sa bouche).
    Qu’est-ce que ça pourrait signifier ? peut-être un mensonge plus approfondi ou la même que sur ton illustration mais de manière différente ?

    Merci de m’éclairé Hugo

    PS : le “secret du mentalisme” de Daumont, est-il un bon voir très bon livre à tes yeux ? Sur le forum, certains disent qu’il est super

  5. Gwen dit :

    Coucou Hugo,

    Merci pour le soin que tu apportes à tes articles et aux jolis petits dessins qui manquent souvent aux explications d’ouvrages traitant de synergologie.

    Cette facette du mentalisme me passionne et j’ai énormément envie de compléter mes humbles connaissances avec une série d’astuces ou techniques permettant d’obtenir le climat mental désiré chez nos interlocuteurs en m’aidant de mes observations de postures corporelles.

    As-tu des idées à ce sujet ?

    J’ai enfin trouvé le temps de visiter ton blog et quel plaisir !
    A bientôt.
    Gwen

    1. Hey Gwen !
      Je suis ravi que ces articles te plaisent.

      Pour répondre à ta question, pourquoi ne pas se concentrer sur la synchronisation (Félix et moi en parlons dans nos blogs) ? En effet, lorsque deux personnes sont synchronisées, si l’une d’elle change de position, l’autre fera de même inconsciemment. De ce principe, tu peux “ouvrir” tes interlocuteurs, les “fermer”, etc…
      En imaginant que ton interlocuteur ait une posture close, peut-être en lui donnant un objet à tenir, en lui demandant de se lever (si vous êtes assis), de marcher un peu, tu pourras ouvrir sa position. Il y a plein de techniques pour changer les postures et donc les climats mentaux de nos interlocuteurs… à nous de les trouver 😉

      Je réfléchirai plus sérieusement à la question et te ferai part de mes conclusions 🙂

      A très bientôt
      Hugo

      1. Gwen dit :

        Euh oui en fait je n’y songeais plus.
        Je vais pouvoir réviser mes connaissances en synchronisations et surtout les travailler !

        Merci d’en avoir reparlé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *